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ASAT plaide pour une réponse durable en faveur des femmes handicapées actives dans l’artisanat

22/06/26 14:30

L’ASAT a participé à une rencontre avec les acteurs de l’artisanat, des coopératives et la Directrice de l’ADPA pour évoquer la situation des femmes handicapées dont les activités ont été fragilisées par l’arrêt du financement d’un partenaire étranger. Certaines, faute d’appui, sont retournées à la mendicité. Face à cette urgence, ASAT plaide pour une réponse durable fondée sur la dignité, la formation, la structuration en coopératives, l’accès au matériel, la relance de la production et l’ouverture de débouchés commerciaux. L’association se positionne comme un acteur d’interface, de suivi social et de mobilisation, afin d’accompagner ces femmes vers une véritable autonomie économique.

ASAT plaide pour une réponse durable en faveur des femmes handicapées actives dans l’artisanat

L’Association Sénégalaise Assistance Talibés — ASAT — a pris part à une importante rencontre avec des responsables et acteurs institutionnels intervenant dans le domaine de l’artisanat et des coopératives, en présence notamment de la Directrice de l’ADPA.

Cette réunion a permis d’aborder une situation sociale préoccupante : celle des femmes handicapées jusque-là soutenues par un partenaire étranger, dont l’arrêt des financements a fragilisé les mécanismes d’accompagnement existants. Faute de ressources suffisantes et de perspectives économiques durables, certaines de ces femmes se sont retrouvées contraintes de retourner à la mendicité dans la rue.

Face à cette situation, ASAT a rappelé l’urgence de dépasser la logique d’assistance ponctuelle pour construire une réponse structurée, durable et respectueuse de la dignité des bénéficiaires. L’objectif ne doit pas seulement être de compenser l’arrêt d’un financement extérieur, mais de mettre en place un véritable dispositif d’autonomisation économique.

Dans cette perspective, ASAT propose de jouer un rôle d’interface, d’appui social, de mobilisation et de suivi de proximité. L’association entend contribuer à l’identification des femmes concernées, à l’évaluation de leurs besoins réels, à la structuration ou au renforcement de leurs coopératives, ainsi qu’à la recherche de solutions adaptées en matière de formation, d’équipement, de production et de commercialisation.

ASAT a également souligné que le retour de femmes handicapées à la mendicité constitue un signal d’alerte fort. Il montre la nécessité de renforcer les dispositifs locaux d’accompagnement, afin que la fin d’un appui extérieur ne conduise pas à l’effondrement des efforts déjà engagés.

Parmi les pistes évoquées figurent le recensement des bénéficiaires, la formalisation des groupements, la formation en métiers artisanaux et en gestion simplifiée, l’accès à un fonds de relance transitoire, la mise à disposition d’espaces de vente, ainsi que l’ouverture de débouchés commerciaux à travers les foires, les commandes institutionnelles et les partenariats solidaires.

ASAT a insisté sur une conviction forte : ces femmes ne doivent pas être regardées uniquement comme des personnes vulnérables à assister, mais comme des actrices économiques capables de produire, de vendre, de s’organiser et de contribuer à la vie sociale, à condition de bénéficier d’un accompagnement sérieux, coordonné et durable.

À travers cette démarche, ASAT réaffirme son engagement auprès des personnes vulnérables et sa volonté de travailler avec les services de l’État, les structures d’appui, les coopératives, les collectivités et les partenaires pour bâtir une réponse nationale et responsable.

Là où un financement étranger s’arrête, la responsabilité collective doit commencer. ASAT se tient prête à jouer pleinement sa partition pour que ces femmes handicapées puissent retrouver leur dignité, leur autonomie et leur place dans le tissu économique et social.

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